C'était un désordre plus grand que ce que son cœur pouvait le supporter.
Elle ne savait plus comment faire. Elle aurait aimé qu'on lui prenne la
main et qu'on la guide à travers ce bois semé de ronce. La noirceur
tapie dans son esprit était telle, qu'elle ne pouvait plus apercevoir
les roses qui pourtant, parsemaient ses pas juvéniles. C'était l'hiver
au fond de ses yeux mordoré.
Planté au beau milieu de la pièce, elle regarde autour d’elle, prise de vertiges. Les murs tapissés de papier peint aux couleurs très douce, lui fait horreur. Elle a envie de tout arracher, à main nue s’il le faut. Elle s’avance d’un pas hésitant, ne sachant plus si elle aura la force. Des images se bousculent à la frontière de son cœur en miette. Des souvenirs amers d’un bonheur qui résonnait il n’y a pas si longtemps entre les fondations de la maison.
Ses yeux rougis d’avoir trop pleuré, se posèrent sur le bureau dans le coin de la pièce. Un bureau simple, blanc, décoré pour qu’elle ait envie d’y aller. Un Macbook Air trône fièrement, comme l’aurait fait une reine parmi ses sujets. C’est un cadeau de son père, pour l’aider dans ses études. Si la beauté peut te motiver à ne pas abandonner tes études, alors le prix n’a aucune importance a-t-il dit en riant.
Elle s'avance, rageuse, de la hargne au fond de ses iris bruns et sans réfléchir,- parce qu'à quoi ça sert finalement ?- Elle balance l'ordinateur en travers de la pièce. Celui-ci, aussi léger que son nom le laisse présager, va se briser sur le mur, laissant derrière lui, une traîné de débris. Ses sens s'embrasent alors en une haine destructrice et féroce qui allume en elle un profond mépris pour tout ce qui l'entoure. Elle a été bernée.
C’était hier.
On lui a dit que tout irait bien, qu'elle saurait gérer, qu'on l'aiderait, que jamais, ils ne la laisseraient seule avec l'immense fardeau qui était maintenant le sien. Elle les a crûs et voilà où cela l'avait mené ; dans une immense chambre, peinte en rose doux. Au début, elle avait senti leurs supports, leurs affections et leurs envies de lui donner toute la liberté qu'elle avait besoin. Puis, les restrictions étaient venues assombrir les jolies paroles. Que des fioritures pour camoufler les ordres et les exigences. Elle n'était pas libre, elle devait bosser tout de même, avoir la moyenne, sourire, ne pas être désagréable et surtout, ne pas lui crier après. Tu l'as cherché qu'on lui chuchotait, paye-en le prix. Quand on s'amuse sans prendre les précautions, on accepte.
Et aujourd'hui, à l'aube de ses seize ans, elle reste pétrifier au milieu de la chambre, le souffle court. Le glas a sonné dans une lointaine contrée, celle qu'elle ne verra jamais, prisonnière d'un choix qui n'était pas le sien. Elle regarde le lit pour bébé en bois, la jolie literie avec des petits chats et son cœur se durcit. Elle ne ressent pas l'attendrissement, ni la joie. Elle a seulement peur et plus encore, tapis loin au fond de ses tripes, elle a la rancœur, un poison qui fait scintiller ses yeux d'un noir profond.
Elle s’avance vers le miroir sans regarder son énorme ventre, sans porter attention au liquide poisseux qui coule le long de sa cuisse, faisant abstraction de la douleur qui lui vrille les entrailles. Elle le fracasse avec son poing, efface l’image d’elle et celle de son destin déjà tout tracé par leur limite imposée. Elle prend le verre entre ses doigts potelés, là où aucune bague de fiançailles ne se retrouve. Un mensonge de plus. Sa lèvre inférieure tremble, son regard chavire, sa vie devient incertaine, lointaine, difficile à cerner. Elle ne sait plus ce qui doit être. Elle voudrait être une adolescente qui va à l'école, qui sèchent parfois le cours de chimie, qui a des amis et qui va à des soirées. Elle voudrait ne pas avoir se fardeau qui ne lui a pas demandé la permission, ce qu'elle, elle en pensait. Elle voudrait retrouver son bien le plus précieux, ce qu'elle a perdu le jour où les deux barres rouges sont apparues sur le test de grossesse : Son innocence.
Elle s’effondre alors au sol, secoué de sanglot, à bout de souffle.
Planté au beau milieu de la pièce, elle regarde autour d’elle, prise de vertiges. Les murs tapissés de papier peint aux couleurs très douce, lui fait horreur. Elle a envie de tout arracher, à main nue s’il le faut. Elle s’avance d’un pas hésitant, ne sachant plus si elle aura la force. Des images se bousculent à la frontière de son cœur en miette. Des souvenirs amers d’un bonheur qui résonnait il n’y a pas si longtemps entre les fondations de la maison.
Ses yeux rougis d’avoir trop pleuré, se posèrent sur le bureau dans le coin de la pièce. Un bureau simple, blanc, décoré pour qu’elle ait envie d’y aller. Un Macbook Air trône fièrement, comme l’aurait fait une reine parmi ses sujets. C’est un cadeau de son père, pour l’aider dans ses études. Si la beauté peut te motiver à ne pas abandonner tes études, alors le prix n’a aucune importance a-t-il dit en riant.
Elle s'avance, rageuse, de la hargne au fond de ses iris bruns et sans réfléchir,- parce qu'à quoi ça sert finalement ?- Elle balance l'ordinateur en travers de la pièce. Celui-ci, aussi léger que son nom le laisse présager, va se briser sur le mur, laissant derrière lui, une traîné de débris. Ses sens s'embrasent alors en une haine destructrice et féroce qui allume en elle un profond mépris pour tout ce qui l'entoure. Elle a été bernée.
C’était hier.
On lui a dit que tout irait bien, qu'elle saurait gérer, qu'on l'aiderait, que jamais, ils ne la laisseraient seule avec l'immense fardeau qui était maintenant le sien. Elle les a crûs et voilà où cela l'avait mené ; dans une immense chambre, peinte en rose doux. Au début, elle avait senti leurs supports, leurs affections et leurs envies de lui donner toute la liberté qu'elle avait besoin. Puis, les restrictions étaient venues assombrir les jolies paroles. Que des fioritures pour camoufler les ordres et les exigences. Elle n'était pas libre, elle devait bosser tout de même, avoir la moyenne, sourire, ne pas être désagréable et surtout, ne pas lui crier après. Tu l'as cherché qu'on lui chuchotait, paye-en le prix. Quand on s'amuse sans prendre les précautions, on accepte.
Et aujourd'hui, à l'aube de ses seize ans, elle reste pétrifier au milieu de la chambre, le souffle court. Le glas a sonné dans une lointaine contrée, celle qu'elle ne verra jamais, prisonnière d'un choix qui n'était pas le sien. Elle regarde le lit pour bébé en bois, la jolie literie avec des petits chats et son cœur se durcit. Elle ne ressent pas l'attendrissement, ni la joie. Elle a seulement peur et plus encore, tapis loin au fond de ses tripes, elle a la rancœur, un poison qui fait scintiller ses yeux d'un noir profond.
Elle s’avance vers le miroir sans regarder son énorme ventre, sans porter attention au liquide poisseux qui coule le long de sa cuisse, faisant abstraction de la douleur qui lui vrille les entrailles. Elle le fracasse avec son poing, efface l’image d’elle et celle de son destin déjà tout tracé par leur limite imposée. Elle prend le verre entre ses doigts potelés, là où aucune bague de fiançailles ne se retrouve. Un mensonge de plus. Sa lèvre inférieure tremble, son regard chavire, sa vie devient incertaine, lointaine, difficile à cerner. Elle ne sait plus ce qui doit être. Elle voudrait être une adolescente qui va à l'école, qui sèchent parfois le cours de chimie, qui a des amis et qui va à des soirées. Elle voudrait ne pas avoir se fardeau qui ne lui a pas demandé la permission, ce qu'elle, elle en pensait. Elle voudrait retrouver son bien le plus précieux, ce qu'elle a perdu le jour où les deux barres rouges sont apparues sur le test de grossesse : Son innocence.
Elle s’effondre alors au sol, secoué de sanglot, à bout de souffle.
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